Coronavirus : les effets bénéfiques du confinement pour l'environnement

Cela fait plus d’un mois, depuis le mardi 17 mars, que les Français sont confinés et les effets bénéfiques pour l'environnement sont déjà mesurables.

À Paris, l'air est beaucoup moins pollué que d'habitude avec une amélioration de la qualité de l'air de 20 à 30% suite à une baisse de plus de 60% pour les oxydes d’azote. Du jamais vu en quarante ans de mesures. Et cette situation exceptionnelle est directement liée à la diminution du trafic routier et aérien. Pour les particules fines c'est une autre histoire. Leur réduction est moins nette, parce qu'elles sont issues de différentes sources, et certaines activités émettrices n'ont pas baissées : l'agriculture et le chauffage résidentiel, entre autres. En plus, le beau temps printanier des derniers jours a tendance à piéger les particules fines comme sous un couvercle d'air chaud. En revanche, les émissions du CO2, l'un des gaz à effet de serre responsable du changement climatique, ont-elles aussi baissé. Un air plus pur et moins de bruit.


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Quand le bruit des moteurs diminue, le gazouillis des oiseaux se fait entendre... et les animaux se détendent.


On parle alors d’une détoxication sonore. En temps normal, hors confinement, les bruits causés par l'activité humaine interfèrent avec les bruits des animaux. Or, leurs cris ont souvent des fonctions vitales : signifier qu'ils sont prêts à se reproduire, avertir d'un danger... Pour couvrir le bruit causé par l'homme, ils sont obligés de chanter plus fort ou plus souvent, et cela les fatigue. À l'inverse, le silence relatif devrait aider ces animaux à se porter mieux et à se reproduire plus facilement.


Les effets du confinement sur la biodiversité marine


Le confinement a aussi fait des heureux dans le parc des Calanques à Marseille. Les gardiens du parc ont pu voir des espèces parfois rares qui d'habitude restent à distance de ce site méditerranéen en raison du passage fréquent des bateaux de loisirs. Mais pendant que les Marseillais restaient à la maison, les dauphins et thons, puffins, fous de bassan et hérons cendrés sortaient, et des oiseaux marins se posaient à des endroits où ils n’avaient encore jamais été aperçus.


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Quand le confinement sera terminé


Mais les scientifiques craignent un retour de la situation à la fin du confinement. Les plans de relance de l'économie pourraient faire perdre tous ces bénéfices pour l'environnement, comme ça s'est produit dans le passé, notamment après la crise de 2008.