Les poussières de silice cristalline

Les poussières de silice cristalline


Depuis le 1er janvier 2021 et suite à la publication de l’arrêté du 26 octobre 2020 au Journal officiel, tous travaux exposant à la poussière de silice cristalline sont inscrits comme cancérogènes au titre du code du travail. Cette inscription implique des exigences supplémentaires en matière d'évaluation des risques, de mise en oeuvre de moyens de prévention, de contrôle de l'exposition des travailleurs, d'information et de formation, ainsi que de mise en oeuvre de mesures particulières en cas d'accidents.

Qu'est ce que la silice cristalline ?

La silice est une substance chimique minérale naturelle ou issue d’un procédé industriel. La silice existe sous 2 formes : cristalline ou amorphe.

La famille de la silice cristalline existe sous plusieurs variétés, telles que le quartz, la cristobalite, la tridymite… A l’état naturel, on la retrouve dans de nombreuses roches telle que le grès, le granit, l’argile, le sable, l’ardoise… dans les matériaux employés dans le BTP (le béton, le mortier, le ciment, les briques ou encore les enduits de façade…).

Les effets sur la santé

Les poussières de silice cristalline pénètrent dans l’organisme par les voies respiratoires et les plus dangereuses sont les plus fines car elles peuvent atteindre les alvéoles pulmonaires et s’y déposer. Sur leurs passages, elles peuvent être source d’irritations des yeux et des voies respiratoires, provoquer des bronchites chroniques et une fibrose pulmonaire irréversible nommée silicose. Cette atteinte pulmonaire grave et invalidante n’apparaît en général qu’après plusieurs années d’exposition et son évolution se poursuit même après cessation de l’exposition. L’exposition à ces poussières favorise le développement de maladies auto-immunes comme la sclérodermie systémique, le lupus érythémateux systémique et la polyarthrite rhumatoïde. Elles peuvent aussi être à l’origine de maladies telles que la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO), l’emphysème ou la tuberculose.

Pour réduire au maximum l’inhalation de ces fines particules :
  • Utiliser des systèmes clos et étanches ;
  • Adopter le « travail à l’humide » afin de générer moins de poussières ;
  • Équiper les postes de travail de dispositifs de captage afin d’aspirer les poussières à la source ;
  • Vérifier régulièrement le fonctionnement des dispositifs de ventilation;
  • Porter des EPI (appareil de protection respiratoire, combinaison jetable, lunettes) ;
  • Nettoyer régulièrement les lieux de travail ;
  • Laver et ranger les vêtements de travail séparément…