Le Grand tétras en voie de disparition dans les Vosges

 Oiseau emblématique du massif vosgien, le Grand tétras est considéré comme étant le plus gros oiseau forestier européen. Dans le massif des Vosges, il vit actuellement entre 850 et 1200m au sein d’une mosaïque de milieux composée de vieilles forêts mélangées de sapins et de hêtres couplées à des zones plus ouvertes (clairières, trouées forestières…). Aussi appelé coq de bruyère, il fait partie des espèces qui constituent un baromètre de la qualité de nos forêts et de notre montagne. On dit qu’il est une espèce « parapluie » cela signifie que la préservation de son habitat constitue un refuge pour de nombreuses autres espèces.

L'oiseau aux caroncules rouges apprécie la quiétude et le froid de la forêt des Vosges. Depuis une quarantaine d’année, on constate que sa population ne cesse de diminuer. Le réchauffement climatique mais aussi l’activité humaine sont les principaux facteurs qui mènent à l’extinction de cette espèce.
Les menaces sont nombreuses sur cet oiseau de montagne :

  • La dégradation et la modification de ses habitats sont des facteurs majeurs de son déclin, comme pour de nombreuses espèces. La fermeture des milieux due à un pâturage moindre et l’intensification de la sylviculture (exploitation forestière, plantations denses, coupes rases, rajeunissement des forêts, l’installation de grillages cause de morts accidentelle) perturbe les exigences écologiques du Grand Tétras.
  • L’implantation d’infrastructures afin de développer les domaines skiables fractionnent les habitats favorables. Le développement des activités touristiques en montagne(promeneurs à pied, en VTT ou en raquettes à neige, etc…) entraîne de forts dérangements sur cette espèce sensible. Or, en hiver, le Grand Tétras ne peut se permettre de dépenser de l’énergie inutilement. Les conditions météorologiques le contraignent, à un rythme de vie plus “ralenti”. Tout dérangement met directement en péril sa survie.
  • La régression de la prédation : les prédateurs naturels du Grand Tétras sont le renard, la martre et l'autour. Les couvées peuvent être détruites par le blaireau, le sanglier et les corvidés. La surdensité des gibiers impact la stratégie herbacée (moins de nourriture, moins d’abris) mais impact aussi la régénération naturelle.
  • Le braconnage et la chasse dans certaines zones impactent également la densité des populations.

finland-4075808_1280.jpg

Soyons responsable ! 

Respecter la tranquillité des animaux craintifs c’est adapter son comportement pour ne pas les déranger. Adoptons les bons réflexes dans la nature pour préserver le calme nécessaire à la faune pour survivre. C’est aussi une façon de se respecter entre usagers :

  • Je prends connaissance des zones de quiétude et de réglementation Avant votre départ, planifiez votre sortie en localisant les zones de quiétude et prenez connaissance de la réglementation des espaces proté gés.
  • Je reste sur les itinéraires balisés dans les zones de quiétude Les animaux sauvages s’habituent ainsi à la présence de l’Homme et sont moins dérangés. Les zones de quiétude sont nécessaires à la survie de la faune, principalement en hiver et au pr intemps. D’une manière générale, dans la nature, je privilégie les chemins et sentiers balisés.
  • Je respecte le silence de la natur e. Les espèces les plus fragiles ont besoin de calme pour survivre, les humains le recherche pour se ressourcer.
  • Je tiens mon chien en laisse Les chiens en liberté peuvent provoquer la fuite des animaux sauvages et compromettre la nidification des oiseaux nichant au sol. Attention ! Les chiens, mêmes tenus en laisse, sont interdits dans certains espaces protégés.
  • Je privilégi e les activités en journée . La nuit, la faune est habituée au calme et à l’absence d’activité humaine. L’aube et le crépuscule sont des moments où les animaux sont les plus actifs pour chercher leur nourriture. En cas d’itinérance, je privilégie la nuitée en refuge ou en auberge.